La mort n’est qu’un début de Ambelin Kwaymullina et Ezekiel Kwaymullina

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Auteurs : Ambelin Kwaymullina et Ezekiel Kwaymullina

Editeur : Rageot

Nombre de pages : 243

Prix : 14.90€

Genre : Jeunesse, Fantastique, Policier

 

 

Résumé RetV2

 

Beth est morte. Et depuis, son père, policier, est le seul qui puisse encore la voir et l’entendre… mais il est submergé par son deuil. Pour l’aider à refaire surface, Beth l’encourage à s’investir dans une nouvelle enquête : suite à l’incendie d’un orphelinat, un cadavre a été retrouvé et deux hommes ont disparu. Qui sait, ce mystère pourra peut-être détourner son père de sa tristesse ? Intriguée, Beth se lance elle aussi dans l’enquête. Elle fait bientôt la connaissance d’Isobel, une fille étrange qui parle par énigmes…

 

Mon avis VetR 2

 

Je tiens à remercier les Editions Rageot pour l’envoi de ce roman !

J’ai très longtemps hésité avant de demander et lire ce roman. J’ai un lourd passif avec le deuil et lui et moi, on ne peut pas dire qu’on soit très copains. Pourtant, quelque chose que je ne peux pas m’expliquer m’a poussé vers ce livre, une force qui m’a donné envie d’en découvrir plus.
Force est de constater que j’ai bien fait d’écouter mon instinct ou ce Jiminy Cricket posé sur mon épaule. Je ressors de ce roman apaisée, joyeuse et sereine. Je ne sais pas quelle force mystique a partagé cette lecture avec moi, mais c’était un peu magique !

Au départ, j’ai eu du mal à me positionner face à cette histoire et à ces personnages. J’avais un peu de mal à poser un cadre spatio-temporel sur ce que je lisais. Puis, au fur et à mesure, je me suis rendue compte que ça n’avait pas d’importance, le moment et le lieu n’avaient pas d’importance, seuls comptaient l’histoire dans l’histoire et cette quête de vérité. Une maison qui brûle, des meurtres étranges, des disparitions improbables et une inconnue venue d’un autre monde et avec tout cet imbroglio d’informations, il va falloir découvrir où se cache la vérité.

L’héroïne rencontre une fille, une inconnue, qui va lui livrer une histoire particulière, un peu spéciale, parfois totalement décousue et invraisemblable. Pourtant, dès le début, j’y ai cru, ce qu’elle disait avait un sens caché, que j’ai essayé de découvrir, en vain. Petit à petit, on se rend compte que son histoire est bien réelle, mais imagée. La raconte la vérité, mais de manière un peu détournée, pour la rendre plus vivable, moins dure. Elle image un monde, des monstres, du noir et du gris pour ne pas sombrer, pour s’empêcher d’avoir peur, pour ne pas avoir l’impression de mourir. Les morceaux de son histoire sont distillés un peu partout et tant qu’on ne l’a pas écouté en entier, on ne peut pas comprendre, c’est elle la clef qui va ouvrir la boîte de Pandore. L’enquête va se résoudre après ses aveux, cette histoire pas très nette va finalement prendre fin, pas dans les meilleures conditions, pas alors que tous les secrets ont finalement été déterrés. Ce n’est ni beau, ni glorieux. Ce mystère élucidé ne rend personne fier, chacun aurait sûrement préféré laisser les démons aux placards.

Pendant toute ma lecture, alors que j’étais témoin de toutes les atrocités commises par des gens affreux, je me sentais sereine, en sécurité. Pourquoi ? Je n’en sais rien, mais mais j’étais calme, détendue et j’en ressors pleine de reconnaissance.

J’avais peur d’aborder le sujet du deuil. Je n’ai pas peur de la mort, passer de l’autre côté ne m’effraie pas. Pour autant, la mort nous prive d’une personne, de sa présence et de tout ce qu’elle était. J’ai peur de tout ce que cette absence représente et de tout ce qu’elle apporte avec elle : la haine, la tristesse, le remords et la culpabilité. Je ne suis pas prête à dire au revoir, je ne suis pas prête à pardonner et surtout, je ne veux pas que quiconque d’un peu trop moralisateur, me force à le faire ! Pourtant, dans ce roman, ce sujet est extrêmement bien traité. De manière adulte, sans honte, sans haine. C’était en réalité plein de couleurs, de magnifiques couleurs qui réchauffent et qui rendent la vie plus belle. Tout le monde meurt, c’est un fait. Pourtant, certaines personnes ne passent pas de l’autre côté, non par peur de ce qui se passe ensuite, mais par peur de laisser les biens aimés derrière. Beth aimait son père par-dessus tout et ne voulait pas le voir triste, alors elle est restée pour prendre soin de lui. Mais la mort n’est pas la fin, ce n’est que le commencement d’autre chose, sauf que personne n’est pas venu nous raconter ce qu’il se passe de l’autre côté. Alors c’est vrai, la mort n’est qu’un début !

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