Je t’attends de Françoise Grard et Thierry Lefèvre

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Auteurs : Françoise Grard et Thierry Lefèvre

Éditeur : Flammarion

Nombre de pages : 132

Prix : 8€

Genre : Contemporain, Drame, Jeunesse

 

 

 

Résumé RetV2

 

Léa a vécu un drame qui a bouleversé sa vie. Léo écrit à Léa. Pour lui dire qu’il est là, qu’il pense à elle, qu’à deux on est plus forts. Et, peu à peu, Léa reprend confiance dans la vie…

 

Mon avis VetR 2

 

Je tiens à remercier les Editions Flammarion pour l’envoi de ce roman !

 

Au départ, ce livre m’a interpellé parce qu’il faisait écho à quelque chose qui m’est très personnel. Je pensais pouvoir me lier plus facilement avec les personnages parce qu’eux et moi avons une histoire similaire.
Avant les vacances d’été, j’ai commencé ce court roman, pour me rendre compte, qu’au final, même si l’histoire de Léa faisait résonance à la mienne, nous sommes en tous points différentes. Alors j’ai laissé ce livre de côté, je suis partie à la découverte du monde avec un sac à dos et je l’ai oublié. C’est hier soir, en rangeant ma table de nuit, que je l’ai redécouvert, caché sous quatre livres tellement épais qu’ils pourraient, à eux quatre, être considérés comme une arme. J’ai décidé de lui donner une seconde chance, la dernière. Il fallait juste que je parte avec l’esprit libre, oubliant mon vécu pour ne pas comparer ma vie avec celle de Léa.

 

J’ai donc repris ma lecture depuis le début et je me suis laissée porter par mots et les pages. C’était beau, c’était poétique et c’était envoûtant. Avec Léa et Léo, j’ai voyagé, de ville en ville, d’une prison à une autre prison et d’une liberté à une autre. Le chemin n’a pas été facile, semé d’embûche, à l’image de la vie, la vraie, pas celle romancée des livres.
Parfois, je n’ai pas compris, parfois, je me suis indignée, parfois encore, j’ai levé les yeux au ciel ou j’ai souri. J’ai d’abord détesté Léa parce que je la trouvais lâche de se reclure et de se couper du monde, mais quand j’ai arrêté d’enfin me mentir à moi-même, j’ai reconnu, qu’elle et moi sommes les mêmes. Elle a trouvé le courage de partir, alors que moi, je suis là. J’étais jalouse de sa bravoure.
Léo est différent, il est l’ami que j’aurais souhaité avoir au moment où, moi aussi, j’avais besoin que quelqu’un m’envoie des cartes postales pour me sortir de ma torpeur. Il a fait des erreurs et il en a payé le prix, mais l’amour nous conduit à faire les plus belles bêtises quelle qu’en soit les conséquences.

 

Ces mots, je les écris pour moi, vous voyez à quel point ils sont décousus. Mais j’avais besoin d’écrire ce que je ressens, ce que ce livre m’a fait ressentir, à quel point il m’a émue.
Les mots des personnages ne sont pas vraiment ceux que les jeunes d’aujourd’hui pourraient s’écrire. C’est plus poétique, une relation épistolaire digne des grands penseurs philosophes à l’aire des portables et du wifi. Et même si ce n’est pas si réaliste que cela, c’était beau à lire, à voir et à écouter.

 

Ce livre est un petit coup de cœur parce que chaque mot a résonné en moi et a fait écho à un passé pas si lointain. Cependant, la fin m’a laissé un peu sans voix. Je n’aime pas les fins ouvertes, c’est certain. Pourtant, là, ce n’était pas ouvert, c’était presque inachevé. Je trouve dommage la façon dont on se sépare des personnages, sur une fin brutale et abrupte qui laisse trop de place au doute et à l’incertitude. Il ne reste plus qu’à imaginer une fin à la hauteur de Léa et Léo et de leur intrépidité, en espérant que cette fois-ci, ils feront plus attention.

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