Orion « Les étoiles ne meurent jamais » Tome 2 de Battista Tarantini

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Auteure : Battista Tarantini

Editeur : Hugo Roman

Collection : New Romance

Nombre de pages : 340

Prix : 17€

Genre : Drame, Dark romance, Romance, New Adult

 

 

 

Résumé RetV2

 

Entre Orion Atlay, chorégraphe réputé pour son irrévérence, et Leo Kats, talentueuse première danseuse de l’Opéra de Sydney, ce fut une collision, un intense pas de deux entre ténèbres et lumière. Un nouveau ballet est né : Perséphone consacrera l’envol de la jeune artiste et achèvera en apothéose l’œuvre du chorégraphe français.

Désormais libre et amoureuse, Leo part avec Orion en résidence artistique à Tokyo. L’antre de Hiro Neruji, maître de ballet japonais, abrite l’envol sensuel et amoureux des deux Étoiles. Entre souvenirs et espoirs, désir et passion, Orion et Leo s’enlacent et créent pour la scène l’histoire de leurs propres âmes qui se cherchent et s’attisent.

De Tokyo à Barcelone, de New York à Paris, Perséphone et Hadès grandissent avant la représentation finale. Au point qu’on ne sait plus lequel soutient l’autre… Orion renoncera-t-il pour autant à ses funestes projets ? Dans ce ballet de l’amour et de la mort, à l’heure où le rideau tombe, c’est encore la danse qui gagne, envers et contre tout.

 

Mon avis VetR 2

 

Je tiens à remercier les Éditions Hugo Roman pour l’envoi de ce livre.

 

Je passe mon temps à dire que Starbucks me donne de l’inspiration quand il m’en manque, pourtant maintenant, assise bien confortablement dans un fauteuil vintage avec un MB à la main, mes mains restent immobiles. Je crois que cette fois-ci, je n’ai plus les mots. Je ne suis pas perdue, je suis brisée. Ce livre a cassé mes ailes.
Les mots de toutes mes chroniques sont mes ailes, ils m’aident à dire au revoir et surtout à avancer. Mais, là, aujourd’hui, je suis vide. Non pas parce que je n’ai rien à dire, mais je suis muette, comme si tous les engrenages de mon cerveau n’arriveraient pas à se mettre correctement à leur place. Je refuse de dire au revoir. Cette chronique est la plus difficile que j’ai eu à écrire parce que quelque chose me retient, si j’écris alors je les laisse tomber … Pourtant, il faut que je me lance …

Autant annoncer la couleur dès le début, je ne m’attendais à rien de tout ça ! J’avais été subjuguée par le premier tome « Ainsi soient les étoiles » et j’attendais une fin à la hauteur de ses deux personnages si singuliers. J’avais décidé dès le départ de la tournure que je voulais pour mes deux étoiles, allant même jusqu’à prétendre qu’une destinée autre que celle que je leur avais prévue, me décevrait. Pourtant, Orion et Léonie ne font jamais rien comme les autres, ils n’entrent pas dans une boite, ils sont libres. Et rien ne s’est passé comme je l’espérais.

 

Dans ce second tome, on retrouve nos héros toujours aussi torturés et meurtris mais débout et surtout vivants ! Ils partent cette fois-ci au Japon toujours à la conquête d’eux-mêmes. Orion tente par tous les moyens de révéler Léo à elle-même, de la réveiller pour qu’elle prenne pleine possession de qui elle est, la vraie Léonie, la Lionne. Ils vont s’aimer, chacun à leur façon et se déchirer chacun de leur côté, même à l’autre bout du monde. Et même s’ils finissent indubitablement par se retrouver, est ce que la vie va l’emporter sur la mort ? Est-ce qu’Hadès acceptera que Perséphone l’emporte loin des enfers ? Est-ce que la clarté l’emportera sur les ténèbres ? Et l’amour ? Et la vie ? Et si Orion perdait en route son objectif … Pourrait-il changer d’avis ?

 

Dans ce tome-ci, Léonie, cette étoile montante du ballet s’engouffre encore un peu plus dans la folie d’Orion. A son contact, elle révèle chaque jour la part d’ombre qui sommeille en elle. Je la trouve changée, elle a quelque chose de différent. Elle n’est plus celle qui laissait Orion dicter ses pas, dorénavant, elle danse pour elle, pour le meilleur. Elle est devenue féroce, retorse et parfois un peu perfide. Elle porte en elle l’ombre de son étoile, pour le pire.
Plus d’une fois j’ai été choquée par la violence de certains passages, aussi bien physique que psychologique. Léonie accepte de maltraiter son corps par amour. Je pense qu’elle et moi, dans ce domaine, on est bien différentes. J’ai mis du temps à comprendre, à la comprendre. Je sais d’expérience que le chagrin éteint tout, la haine, la peur, le manque. La tristesse emporte tout sur son passage, comme un raz de marée. J’ai cherché plus d’une fois moi aussi à ressentir quelque chose, n’importe quoi, alors que j’étais anesthésiée et aveugle, à son image. Je ne suis jamais allée aussi loin mais maintenant je la comprends. Je respecte ses choix, j’admire son courage et envie sa combativité. Elle est ce que je ne suis pas : une lionne !

Orion, mon Orion, ma bête démoniaque et têtue. Cet homme aux teintes d’enfer est pour moi une énigme. Je le comprends, je ne peux que le comprendre mais il me reste toujours aussi inaccessible. Dans le premier tome, il était cet homme fier, imposant, un peu monstrueux qui insufflait autant la peur que le respect. Au contact de Léo, il s’est assouplit, il a plié et pour ça, je l’ai détesté. J’ai détesté qu’il laisse une femme abattre ses barrières et la laisse changer celui qu’il est. Mais là aussi j’ai dû m’adoucir et le comprendre. J’ai mis plus de temps. Il était résolu, déterminé, en colère, il avait un plan. Au fil du temps, je pouvais entrevoir ses brèches et ses résolutions prendre le large. Si Léo avait besoin d’un phare pour briller, lui a besoin d’un socle pour survivre. Il a dû baisser sa garde pour apprendre à vivre différent, dans un nouveau monde, aux couleurs, aux textures et aux sons totalement différents. J’ai compris que lui n’a pas changé, il est resté le même mais il a dû s’adapter aux changements qui l’entouraient. Ces choix ne font pas de lui quelqu’un de faible, bien au contraire, ils font de lui un survivant, une étoile qui ne mourra jamais !

 

Je crois que si terminer cette duologie et écrire cette chronique est si difficile c’est parce que j’ai l’impression de laisser derrière une partie de moi. J’ai appris beaucoup du monde mais surtout de moi-même au contact d’Orion et Léo. Les mots de Battista Tarantini m’ont servi de thérapie. Ils m’ont guidé à travers mes propres enfers et m’en ont libéré. J’ai compris mais surtout accepté qu’avoir une part d’ombre est un mal pour un bien, un mal nécessaire pour continuer à avancer. Mais j’ai aussi admis qu’il ne fallait pas avoir peur de laisser cette part étouffée, depuis des années, s’échapper et être libre. Je n’en suis pas moins vivante, mais au moins, je suis libre !
Je suis Orion et je suis Léonie, je suis ce blanc et ce noir qui ensemble forment une multitude de couleurs, bizarres, compliquées et inextricables. Je les porterais toujours en moi parce qu’ils m’aident depuis la première ligne à avancer, à être enfin moi-même …

 

Si on m’avait dit un jour qu’un roman allait changer ma vie, je ne l’aurais pas cru. JAMAIS !
Mais quand j’ai eu ces livres pour la première fois entre les mains, le monde s’est arrêté de tourner. C’était uniquement moi, Léo et Orion, Hadès et Perséphone, les mots, la danse et les enfers. J’ai toujours eu cette impression que je n’avançais pas à la même vitesse que le reste du monde, mais entre leurs mains, cette différente a cessé de me tourmenter. Avec eux, je n’avais pas besoin d’être celle que le monde voudrait que je sois, j’étais moi-même. Cette chronique est un peu ma thérapie, comme un journal intime, pas vraiment une chronique objective. Mais j’écris pour moi, pour eux et si vous me comprenez alors c’est encore mieux.
Sachez alors qu’« Orion » m’a relevé à moi-même. Il m’a changé, même si j’ai encore du mal à y croire. Ces deux romans sont poignants, tranchants, ils m’ont laissé la chair à vif mais m’ont rendu à moi-même, enfin vivante !

 

La plume de Battista Tarantini a tout d’un poème. Chaque mot a fait écho à mes émotions et a résonné au plus profond de moi. L’auteure se moque des convenances, du « tout bien comme il faut ». Elle n’écrit pas pour faire plaisir, elle n’essaie pas de rendre les choses moins difficiles, elle écrit la vérité, peu importe le coût, peu importe les sentiments, peu importe les blessures. Certains mots sont crus, certaines scènes sont insoutenables et pourtant tout est teinté d’un réalisme impressionnant. Elle écrit la vérité, mais surtout elle écrit la vie ! Chaque âme de ce monde vit quelque chose de différent et tout le monde sait (peut être trop bien) à quel point la vie est brutale, abrupte et parfois même insupportable. Dans son histoire, elle ne fait que retracer ces chemins de vie difficiles, ces montagnes à gravir et ces obstacles à surmonter. Elle ne fait que montrer à la face du monde le vrai visage de la vie et du destin. Elle ne mâche pas ses mots parce que rien ni personne ne nous fait de cadeau. Elle est juste et terrifiante de vérité.

Alors merci à toi Battista d’avoir eu la force et le courage de faire vivre deux personnages aussi uniques, perturbés, écorchés vifs et à fleur de peau ! Merci de m’avoir étonnée, d’être allée au-delà de tout ce que j’ai pu imaginer. De m’avoir révélé à moi-même, de m’avoir ouvert les yeux et surtout de m’avoir fait danser au-delà des étoiles !

 

Je n’oublierai jamais Léonie et Orion, ces deux êtres à part, qui font partie de moi, que j’aime à la folie. Ils sont mon Enfer et mon Éden, ils sont mes étoiles et avec moi, ils ne mourront jamais !

2 commentaires sur « Orion « Les étoiles ne meurent jamais » Tome 2 de Battista Tarantini »

  1. Oh, j’hésitais encore à me lancer dans la duologie (si c’en est une ?) mais là je pense qu’avec ta chronique (que j’ai un peu survolée je t’avoue pour ne pas être spoilée) m’a vraiment vraiment donné envie de découvrir cette histoire ! Belles lectures !

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