Orion Tome 1 – Ainsi soient les étoiles de Battista Tarantin

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Auteure : Battista Tarantini

Editeur : Hugo Roman

Colelction : New Romance

Nombre de pages : 340

Prix : 17€

Genre : Drame, Romance, New Adult

 

 

 

Résumé RetG

 

NE TOMBE PAS AMOUREUSE DU DIABLE, LEO…

Première danseuse de la compagnie, premier rôle dans un ballet, Leo Kats est sur le point d’atteindre le sommet de sa jeune carrière : elle sera Nikiya dans la Bayadère qui se jouera à l’Opéra de Sydney. Les années de travail, intenses et douloureuses, ont porté leurs fruits, mais la jeune femme est fébrile et encore trop peu confiante à l’aube de sa consécration.

Quelques jours avant la représentation, Orion Atlay, illustre chorégraphe français, s’invite au Temple, l’école de danse de la compagnie, pour y créer un ballet irrévérencieux. Dès la première seconde, Orion veut Leo, lumineuse, parfaite et docile. Un combat s’engage. Obsédé par la jeune femme, Orion tente de la convaincre de danser pour lui afin de mener à bien d’obscurs projets.

 

Mon avis GetR

 

Je tiens à remercier les Editions Hugo Roman pour l’envoi de ce livre !

 

Si vous avez lu ma chronique sur « Heroes », vous savez que j’ai eu un coup de coeur pour ce livre et pour la plume de l’auteure. Autant vous dire, que j’attendais ce nouvel opus avec beaucoup d’impatience ! Au festival New Romance, j’ai discuté avec Battista Tarantini qui m’a donné envie de lire son roman et encore plus depuis sa Cover reveal d’il y a quelques mois !
Je pense qu’on peut s’arrêter quelques minutes sur la beauté de cette couverture et surtout sur tous les détails qui forment la beauté de cette constellation. Je pense qu’elle est ma préférée de tous les HR confondus !
On en revient à l’histoire qui du début à la fin m’a donné des frissons ! Si j’avais eu un coup de coeur pour le premier livre de Battista Tarantini, celui-ci bat tous les records. Il est définitivement ma plus belle lecture de 2018, je termine l’année en beauté avec des étoiles plein les yeux et un millier de papillons dans le ventre et une étrange sensation de vide, dépression post-Orion.

 

Quelle petite fille n’a jamais rêvé de devenir une danseuse étoile ? Avec ce livre, on rêve de ballet les yeux ouverts !

Dans cette histoire, on fait la connaissance de Léo, une jeune prodige de la danse classique, qui, a seulement 22 ans se voit confier les plus grands rôles tout opéra confondu à travers l’Australie. Elle danse pour vivre et elle vit pour danser jusqu’au jour où Orion, un ex-danseur et chorégraphe français vient frapper à la porte du studio de danse dans laquelle elle s’échauffe à Sydney. Pour chorégraphier son dernier ballet, il va la choisir elle, Léo, celle qui illumine chaque recoin de chaque pièce sans même s’en apercevoir. Au fil du temps, il va la révéler à elle-même, lui montrer qui elle est vraiment, non plus cette petite fleur fragile et épanouit mais cette femme brulante et brillante, cette lionne enragée qui ne demande qu’à s’échapper. Le côté sombre d’Orion va prendre le dessus, Léo est morte de trouille et pourtant ce besoin de savoir qui elle est, est plus fort. Elle va le suivre, l’écouter, changer et grâce à lui, elle va enfin devenir elle-même, elle va renaitre de ses cendres, elle n’est plus Léo la danseuse-étoile mais elle-même pour la première fois de sa vie. Mais a quel prix va t-elle enfin découvrir sa vraie nature ?

 

Par où commencer ? J’ai besoin de vous dire tellement de choses sur ce livre …

D’habitude, je ne suis pas particulièrement fan des livres sombres, à l’ambiance teintée d’enfer, parce que pour moi, ils sont ceux qui me font le plus mal, ils sont dangereux parce qu’ils tentent de nous faire regarder les choses en face. Ce livre fait partie de cette catégorie. Pendant toute ma lecture, j’ai eu une impression de mal constant qui m’a donné la chair de poule, à l’image du ressenti de Léo. Mais cette sensation m’a aussi donné l’impression de planer. 
Battista a réussi a créer une telle tension au fil des pages, qu’au final j’étais prête à exploser.
L’atmosphère est oppressante, étouffante, perturbante mais toute aussi exaltante pour finir dans un dernier souffle salvateur, galvanisant et revigorant. Je me suis pris une belle claque.
J’en ai eu le souffle coupé parce que ce livre est une apothéose en plusieurs actes. C’est terrifiant mais pourtant excitant.

Les descriptions sont tellement précises que je me serai cru sur les planches, à danser ma vie, ma joie et ma détresse. Les scènes sont extrêmement visuelles et sensorielles à telles point qu’elles sont parfois trop difficiles à regarder en face. Elles sont belles, magnifiques, oniriques et pourtant la peur se cache derrières chacun des gestes des danseurs, comme une détresse sourde impossible à localiser et pourtant bien là.

 

Léo danse. Elle n’est que ça, une danseuse. Elle ne sait rien faire d’autre, elle n’est rien d’autre. Et pourtant, Orion va lui rappeler qu’elle n’est pas que pointe, arabesque et chignon trop serré. Il va lui apprendre à être une femme. C’est le combat de Léo pour devenir qui elle et c’est ce qui fait toute la beauté de ce roman. Parce que pour y arriver, elle va devoir laisser derrière elle la gentille petite fille que le monde entier voudrait qu’elle soit pour qu’elle continuer à danser toujours plus, même si pour cela elle doit se bousiller le corps à coup de répétitions trop intenses et de lignes de coke pour continuer à danser. Avec lui, elle apprend à découvrir l’amour et la confusion des sentiments. Avec lui, elle apprend la vie !
Je suis morte et je suis née avec elle, j’y ai laissé mes ailes, mes défenses et mon âme et pourtant comme Perséphone, j’ai compris, j’ai choisi et je suis devenue la vraie moi.
Comment un livre est-il capable, rien qu’avec des mots, de me faire sentir différente ? Comment est-il capable de tout remettre en question ?

Orion cache un terrible secret. Sous ses lunettes de soleil, se tapit un être torturé, blessé, incapable de continuer à vivre sa vie. A ses côtés, il va faire ressortir sa vraie nature, un bourreau dur et intraitable. Il va pousser Léo dans ses derniers retranchements, il va l’abimer, l’écorcher, l’exécuter, pour son bien. Mais qui va s’occuper de son bien à lui ? Orion est ce personnage ambiguë, qu’on hésite à aimer ou à détester. Il est difficile et différent. Mais j’ai choisi dès la première seconde que quoi qu’il arrive, je l’aimerai. En réalité, je n’ai pas choisi, c’était comme ça. Il m’a appelé et j’étais là.

 

Ce livre est exactement ce dont j’avais besoin. Quand on lit un livre, chacun peut y voir ce qu’il a besoin ou envie d’y voir. J’avais besoin d’un calmant, d’un remontant mais surtout d’un coup de pied aux fesses. J’ai beaucoup pleuré en lisant ce livre. Pourquoi ? Parce qu’il m’a montré le chemin, il m’a fait me rendre compte que je ne dois plus me cacher derrière ma peur de vivre. Parfois la peur n’est pas un moteur, c’est un frein. Les mots étaient tels des poignards tranchant mais j’avais besoin de ça. J’avais besoin de me rendre compte que la vie continue même si on s’arrête de marcher.
Les prochains lecteurs passeront peut-être à côté de ce livre parce qu’il ne vous apportera rien, mais pour moi, il m’a révélé à moi-même. Ou alors, vous n’y trouverez pas le même symbolisme que moi. Mais essayez …

Ce roman est chef-d’oeuvre littéraire, pour son réalisme, sa beauté et sa cruauté. Il a largement détrôné les drames psychologiques de Brittany C. Cherry ou ceux de Colleen Hoover, c’est un cran au dessus, c’est apothéotique, c’est merveilleux !

 

Mais maintenant je suis incapable de laisser ces personnages derrière moi, de leur dire au revoir. Je suis incapable de reprendre le cours de ma vie. Pendant quelques jours, ils ont été le centre de mon univers, ils m’ont transmis leur obscurité et leur lumière, ils m’ont partagé leur amour, leur envie et leur besoin l’un de l’autre. Ils m’ont révélé à moi-même. Et après avoir tourné la dernière page, j’ai encore besoin de ma dose de leur névrose. Alors pour la toute première fois de ma vie, au moment de tourner la dernière page et de refermer ce livre pour passer au suivant, je l’ai rouvert à la toute première page et je l’ai recommencé, je me suis replongée dans leur univers pour ne jamais avoir à leur dire au revoir ! Ceci n’est pas un adieu parce que je n’oublierai pas.

J’attends la suite avec impatience, j’attends de pouvoir être à nouveau moi entre leurs mains.

PS : le mot apothéotique existe, j’ai vérifié 😉

4 commentaires sur « Orion Tome 1 – Ainsi soient les étoiles de Battista Tarantin »

  1. Wow. Ta chronique est juste wow. C’est exactement ce que je pense de ce livre, c’est une pure merveille, une pépite! Il vaut plus qu’un coup d’œil, l’histoire est aussi belle que sa couverture, elle nous chamboule et on en sort pas indemne, il est imprévisible et nous fait passer par plein de sentiments différents, Wow! J’ai tellement hâte d’avoir la suite!! 😍😭

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