Swimming pool de Sarah Crossan

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Auteur : Sarah Crossan

Edition : Rageot

Nombre de pages : 256

Prix : 14,90€

Genre : jeunesse, Drame

 

 

Résumé :

Kasienka vient d’arriver en Angleterre avec sa mère. Elle qui n’a jamais connu que la Pologne fait sa rentrée dans un pays qui n’est pas le sien, avec des gens qu’elle ne connaît pas, dans une langue qu’elle maîtrise mal. Et le soir venu, de quartier en quartier, elle cherche son père, qui a quitté le domicile familial sans laisser d’adresse. Bref, ce pays est gris, humide, et parfois assez inhospitalier. Heureusement, il y a la piscine, il y a l’eau. Et dans l’équipe de natation, il y a William…

Mon avis :

Je tiens à remercier les Éditions Rageot pour l’envoi de ce roman !

 

Pour être honnête avec vous, ça fait un moment maintenant, que j’étais dans la confidence de la sortie du nouveau livre de Sarah Crossan publié chez Rageot. Et depuis ce jour, je ne rêvais que d’une chose, c’est de pouvoir le lire. L’auteur a un style tellement particulier et tellement personnel, je ne pouvais simplement pas passer à côté. Je lui fais tellement confiance que je n’ai même pas lu le résumé de son nouvel opus, j’ai vu son nom et j’ai craqué. Et malheureusement j’en ressors plutôt déçue. Mais je me rends compte qu’avec « Inséparables », elle avait mis la barre très haute, ce livre a été un énorme coup de cœur (d’ailleurs ma chronique est disponible un peu plus bas sur mon blog). L’histoire, même si elle sort des sentiers battus qu’on n’a pas forcément l’habitude de lire dans la littérature Young Adult ne m’a pas tiré les larmes, ne m’a pas émue non plus. En réalité, je suis restée plutôt étrangère à l’histoire… Et niveau couverture, je ne suis également pas très fan … Je suis tellement déçue, mais pas du livre en lui-même mais plutôt qu’il ne soit pas un coup de cœur comme pour le premier. Mais autant le dire, il fallait faire fort pour supplanter de « Inséparables ».

 

Dans ce livre on fait la rencontre de Kasienka et de sa maman, qui fuient ensemble la Pologne pour partir à la rencontre de l’Angleterre. Toutes les deux ne souhaitent qu’une chose : retrouver l’homme avec qui elles partageaient leur vie, l’homme qu’elles appelaient papa et amour de ma vie. Tato alias papa, les a quittés du jour au lendemain, sans laisser d’explications et est parti vivre dans une petite banlieue près de Londres. Elles se mettent donc en route avec une seule idée le retrouver et atterrissent dans un appart miteux et délabré avec un seul et unique lit pour elles deux. Kasienka se retrouve donc dans un pays qu’elle ne connait pas, dont elle parle moyennement la langue et dans une école où tout le monde la traite de pestiférée. Et quand elle rentre de l’école, sa mère l’oblige à sillonner les rues, à faire du porte-à-porte à la recherche de son père, que Cassie préférerais tout simplement ne pas retrouver. Au collège et à la maison, Kasienka subit sa vie, qu’elle aussi voudrait fuir, sans pouvoir y échapper. Elle trouve donc son échappatoire dans la natation. A la piscine, elle rencontre son premier amour, celui qui va adoucir le goût amer de sa vie et par la même occasion, va réussir à clouer le bec à toutes celles, de l’école, qui lui mettent des bâtons dans les roues. Quand elle nage elle n’est plus la même, elle n’est plus l’enfant abandonnée, l’enfant trop couvée d’une mère qui n’a plus qu’elle, la camarade martyrisée ou la petite copine inexpérimentée. Elle est juste elle, Kasienka, la polonaise en exile, celle qui rêve de retourner dans son pays, de ne pas retrouver son père et de reprendre sa vie d’avant. Mais rien n’est simple et parfois les choses ne restent jamais telles qu’on les voudrait.

 

Le résumé promettait une grande histoire, la fuite, les recherches, la découverte de soi, le sentiment d’appartenance, l’amour, la haine et l’amitié et pourtant je n’ai pas trouvé cette histoire assez profonde. Malheureusement, je n’ai pas réussi à me débarrasser du premier livre pendant toute ma lecture du second, alors que j’aurais dû me l’enlever de la tête pour ne pas être subjective et le voir comme un livre différent et totalement nouveau. Mais je n’ai pas pu et je sais que j’ai commis une erreur, parce que résultat des courses, je n’ai pas vraiment accroché à cette lecture.
Quand j’y pense, après avoir lu l’histoire et après avoir pris un peu de recul, je me rends compte que le sujet traité par rapport au premier tome est totalement différent, que le livre part dans une autre direction et forcément on se sent concerné, touché ou pas.
Le thème de la mort dans le premier est forcément quelque chose de poignant que malheureusement beaucoup trop de personnes, dont moi, ont déjà expérimenté. La fuite, la quête identitaire, la recherche d’un père disparu, en revanche, n’est pas forcément quelque chose de très répandu auquel on peut se raccrocher. C’est pour cette raison que je suis restée en surface, parce que je n’ai pas réussi à m’identifier à Cassie et que je n’ai pas pu apprécier pleinement l’histoire.

Chaque personne apprécie ou non une histoire en fonction des personnages, des lieux, des détails, des rencontres ou tout simplement des péripéties. J’aime un livre quand je me retrouve un peu dans quelque chose, surement parce que j’ai de quoi me sentir moins seule, si ça arrive aussi à d’autres. J’aime un livre quand je me sens comprise et entendue, quand j’arrive même à découvrir des choses nouvelles sur moi-même. Chacun aime un livre à sa façon, pour ce qu’il apporte de bon ou de mauvais. Celui-ci ne rentre pas dans cette catégorie mais je ne désespère pas et je ne baisse pas les bras, je lirai son prochain roman c’est sûr et certain parce que je refuse d’abandonner et de rester sur une mauvaise note.

 

Le style de Sarah Crossan toujours en vers libre restent cette fois encore assez impressionnant. Elle arrive à manier les mots pour en faire une danse, une valse d’amoureux, magique et romantique, qui s’imbriquent à la perfection les uns avec les autres et un ballet silencieux danse soudain devant nos yeux.
Je voudrais être capable de réaliser une telle prouesse, mais je laisse ça aux autres et je me délecte plutôt de leur plume.

 

Je suis certaine que ce livre pourra vous plaire comme il a plu à Clémentine Beauvais, la traductrice qui est pour elle « le roman de Sarah Crossan que je préfère ». Comme quoi chaque avis est différent et subjectif. Mais une chose est sûre, l’auteure saura conquérir votre cœur avec « Inséparables » ou avec « Swimming pool ». Laissez-vous tenter, vos petits cœurs ne s’en remettront pas de sitôt !

 

Merci encore à Rageot pour cet envoi et pour leur confiance !

 

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Un commentaire sur « Swimming pool de Sarah Crossan »

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