Le choix d’Horace d’Hélène Louise

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Auteur : Hélène Louise

Edition : Auto-édité

Nombre de pages : 146

Prix : 9€

Genre : Science-Fiction, Dystopie

Pour vous le procurer c’est par ici

 

 

 

Résumé :

Horace aura vingt-et-un ans dans quelques jours. Enfin majeur, il va pouvoir quitter l’orphelinat de Fougères où il a vécu depuis sa naissance, en compagnie d’autres enfants métis, soumis comme lui à la charité des Résidents.
Les Résidents, ces Intelligences Artificielles qui partagent le quotidien des humains depuis le soulèvement de 1951, soit depuis plus d’un siècle et demi, assurent l’entretien et l’éducation de ces enfants nés d’unions illicites en échange de la réquisition régulière de leurs corps, seul moyen pour eux d’accéder à une forme vivante.
Horace est né de parents de deux races différentes et son physique inhabituel, mi félide mi nocto, le condamne au statut de basse caste. Et s’il va enfin échapper aux mains des Résidents en gagnant sa majorité, il devra également trouver moyen d’assurer sa subsistance dans ce monde qui réprouve sa naissance et son existence même…

 

Mon avis :

Je tiens à remercier du fond du cœur Hélène Louise pour son livre et pour sa confiance.

Son opus précédent « Les silences de Thalès » avait été un tel coup de cœur que je ne pouvais pas refuser de lire son nouveau livre ! Maintenant que j’ai été habituée à son style et à sa plume, je passe forcément de bons moments.

Hélène Louise a donc écrit une préquelle de son roman « Philigranes » ! Et c’est là que vous vous demandez ce qu’est une préquelle hein ?! Ahah je ne vais pas vous laisser dans l’ignorance plus longtemps et je vais tout vous dire !! Comme l’auteur le dit si bien ce mot n’existe pas dans la langue française. C’est une traduction d’un mot anglais « prequel » qui désigne une histoire écrire après la série principale, mais qui se déroule chronologiquement avant celle-ci.

« Le choix d’Horace » se déroule donc deux ans avant « Filigranes ». Pour vous en dire un peu plus, ce livre regroupe de la science-fiction, un monde urchonique (j’ai appris un nouveau mot grâce à ce livre, cela signifie que l’histoire a été réécrite, que les humains partagent désormais leur vie avec des Intelligences Artificielles Biologiques) le tout dans une ambiance un peu vintage.

 

L’auteur a réussi à créer un univers vraiment incroyable et très aboutit. En 1961, les Intelligences Artificielles Biologiques ont vu le jour suite à un accident. Elles sont ainsi « devenues autonomes, développant un sens de la personne, une individualité et une envie de survivre à travers les corps qu’elles étaient censées soigner ou contrôler ». Petit à petit ces IAB ont pris le pouvoir et ont pris possession du monde. « Celles qui existaient dejà dans des corps humains injectèrent leurs comparses dans des victimes non préparées, s’emparant d’elles à tout jamais, leur ôtant le droit à la vie. Ces intelligences avides de connaissances, puisèrent dans les mémoires de leurs hôtes, devenant de plus en plus savantes, se perfectionnant et se spécialisant. » Mais pour pouvoir anéantir toute possibilité de représailles futures de la part du peu d’humains restés en vie, les IA utilisèrent les travaux de deux scientifiques sur le gène de la créativité et sur la propagation aérienne des correcteurs génétiques, pour créer une pandémie mondiale qui a privé chaque humain de toute capacité créative. Plus personne n’était capable de moindre élan artistique, incapable de peindre, de composer, d’écrire, de sculpter, de dessiner et d’inventer. Et l’humanité fut décimée. Les IAB fortes de leur intelligence, ont compris que leur survie dépendrait exclusivement de leur collaboration avec les humains. Un accord est alors signé, les Accords de l’Abonnissement « par lesquels les IAB (qui se nommèrent alors « les Résidents ») se réservaient la possibilité de mener une existence en empruntant des corps humains dans certaines circonstances précises : soins aux malades, châtiments des condamnés, emprunt moyennant finances et emprunts de pupilles (les orphelins métis abandonnés par leurs parents) en échange de leur entretien et leur éducation. Depuis lors, 1000 an après notre ère, la planète est restée bloquée en 1960, sans aucune capacité d’évolution.

Plusieurs races peuplent ce nouveau monde, tous plus différents les uns que les autres, tirant certains de leurs traits physiques aux animaux ou aux plantes. Les humains traditionnels (non ou peu modifiés génétiquement) côtoient les noé-humains (dont le génome a été fortement modifié afin de présenter un panel d’adaptations à différents milieux) dans une paix relative. Les caractéristiques raciales des néo-humains sont un peu particulières, certains sont des Lépido, des Félides, des Lumos, des Avès, des Noctos et des Exos. Les Métis sont des humains issus de l’union de parents de races différentes. Le monde actuel est divisé en clastes. Les Hautes castes ont les postes les plus prestigieux et une vie très confortable et les Basses castes réservées aux métis et aux repris de justice qui n’ont aucun droit dans cette société et vivent dans des conditions misérables.

 

Une fois que le décor est posé, je peux enfin vous parler de l’histoire et vous présenter Horace. Horace est un orphelin métis nocto et félide, qui vit dans un orphelinat d’état. Les orphelins sont une réelle charge pour l’état, alors en contrepartie de leur éducation, ces orphelins doivent se prêter à des Réquisitions. Ils doivent abandonner leur corps pendant 48 heures pour que des résidents puissent en prendre le contrôle.

Heureusement, Horace à bientôt 21 ans, ce qui veut dire que pour lui le temps des réquisitions est bientôt terminé, il deviendra enfin majeur et il pourra commencer réellement sa vie. Mais rien n’est facile quand on a été toute sa vie un orphelin métis soumis 3 fois par semaine à des réquisitions depuis l’âge de 6 ans, sans un seul jour de répit ou de vacances. Il est pris de terrible cauchemars et d’hallucinations qui font de sa vie un enfer. Son corps a été très affecté et il mettra des mois avant de pouvoir retrouver une vie normale.

En étant le plus âgé résidant encore à l’orphelinat, il a pris, Alphonse sous son aile (enfin même s’il n’en possède pas). Alphonse lui par contre à de petites ailes. Et à chaque réquisition, du haut de ses 6 ans, il souffre de terribles courbatures, parce que les résidents utilisent sans complexes ses frêles petites ailes alors que le petit n’a aucun entrainement. Et en essayant de vouloir l’aider, Horace va s’attacher à ce petit bonhomme.

Pour qu’il puisse reprendre sa vie en main, il va devoir trouver un travail et un logement. En tant que métis, il n’a pas le droit de faire des études, d’avoir un travail haut placé, d’avoir son propre logement ou compte bancaire ou même de faire des enfants.  Les métis sont considérés comme des aberrations de la nature ayant à peine le droit d’exister.

C’est le Comité De Soutien Des Pupilles Résidentiels Grand Ouest qui va trouver à Horace un poste d’assistant chez un vétérinaire d’une petite ville pas si loin de l’orphelinat et un poste de prête plume afin d’écrire à distance les mémoires d’une vieille dame (pour qu’on ne voit pas son métissage bizarre). Ces deux postes combinés vont pouvoir lui permettre de vivre relativement confortablement dans une petite chambre louée chez un Haute Caste. Mais son souhait, son petit secret caché, serait d’adopter Alphonse. Il voudrait faire ce que personne n’a jamais fait pour lui ! Mais la route est encore longue et son rêve presque irréalisable, vu le cout de l’adoption d’un métis.

 

Et c’est à ce moment-là, que l’auteur dans toute sa cruauté, arrête le livre ! Juste de quoi nous mettre l’eau à la bouche, pas vrai ?! Et surtout nous inciter à lire son roman principal « Filigranes » que j’ai vraiment hâte de lire !

 

J’ai adoré cette histoire et cet univers tellement bien construit ! J’ai adoré devoir me poser des questions pour essayer de comprendre la mentalité des résidents et leur mode de fonctionnement. J’ai adoré ce monde, ces peuples tellement tous différents mais par-dessus tout, j’ai adoré la plume d’Hélène Louise toujours si raffinée. Tous ses mots sont choisis avec soin pour former une belle mélodie à la sonorité chantante. Je me suis perdue dans ses belles phrases, j’ai rêvé d’un monde différent, imaginé des espèces hétéroclites mais j’ai surtout essayé de visualiser un monde dans lequel toute créativité aurait perdu son sens. Le monde d’Hélène est un chef d’œuvre d’imagination dans lequel j’adore me plonger ! Ce livre a été une merveilleuse révélation et m’a fait vivre un grand moment de lecture pour moi fan de dystopie et science-fiction !

Alors plus que tout je vous conseille ce livre d’un réalisme imaginaire surprenant et à la plume tendrement délectable !

 

Un commentaire sur « Le choix d’Horace d’Hélène Louise »

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