Jamais plus de Colleen Hoover

IMG_0984

Auteur : Colleen Hoover

Edition : Hugo Roman

Nombre de pages : 407

Prix : 17€

Genre : Romance, Young Adult, Drame

Pour vous le procurer c’est par ici.

Ce sont ceux que nous aimons qui peuvent nous faire le plus de mal.

Résumé :

Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Lyle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ?

Le chemin d’une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence.

Mon avis : 

Est-ce que l’amour peut tout excuser ?

Ca faisait tellement longtemps que j’attendais la sortie de ce livre en français et tellement longtemps qu’il était dans ma PAL. Je réservais ce livre pour un moment spécial, j’attendais d’être prête. Et puis il y a quelques jours, j’ai décidé que le moment était venu. Je me suis donc levée solennellement, je suis allée chercher mon précieux dans sa bibliothèque où il était soigneusement rangé et je l’ai ouvert la première page, j’étais prête à tomber amoureuse. Mais les choses ne se sont pas passées exactement comme prévues …

Vous connaissez tous l’amour inconditionnel que je voue aux livres de Colleen Hoover. Elle seule est capable de parler d’amour comme si sa vie en dépendait, elle seule est capable de me toucher en plein cœur. Mais cette fois-ci la magie n’a pas opéré … Je n’ai pas été touché et pire même, je suis restée indifférente.

 

Je vous raconte en quelques mots : 

On rencontre Lily assise sur un toit terrasse après une journée particulièrement merdique à Boston. C’est à ce moment là, alors qu’elle croyait que personne ne viendrait déranger sa tranquillité, que Ryle débarque et ruine tous ces espoirs de sérénité. Chacun aigre et bourru préfère rester dans son coin et bouder en silence. Mais leur mutisme à raison de leur volonté de tranquillité et de fil en aiguille, ils se laissent chacun aller à des confidences, se livrent des vérités toutes nues, se parlent à cœur ouvert et puis se séparent comme s’ils ne s’étaient jamais vu. Quelques mois plus tard, Lily réalise enfin son rêve, après des années d’étude, elle ouvre enfin sa propre boutique de fleurs. Et alors qu’elle vient à peine de signer le bail de son nouveau local, une jeune femme débordante d’énergie passe la porte pour lui demander du travail. Et cette femme n’est autre que la sœur de Ryle. Alors que Lily pensait ne plus jamais entendre parler de lui, elle se retrouve à le voir beaucoup plus souvent que prévu. De là, leur idylle nait et ils ne se quittent plus.

Ryle n’a jamais eu de petites amies et d’ailleurs avant Lily il n’en voulait pas ! Pas question pour le jeune neurochirurgien accro à son travail, de tomber amoureux ni même de se laisser tenter par autre chose que par un coup d’un soir. Mais Lily bouleverse tous ses plans, tout ce qu’il avait prévu pour son brillant avenir en neurochirurgie. Mais son désir est plus fort que tout et il décide de se laisser aller à ses sentiments. Mais il se laisse aussi aller à autre chose : aux violents coups qu’il porte à Lily. Certes Ryle a un passé plutôt difficile et sa violence est le résultat caché de sa souffrance. (C’est à se moment là que pour moi, les choses se corsent. Ce n’est pas parce que Monsieur a un passé douloureux, que ca lui donne une raison légitime de taper sur Lily en toute impunité).

Un soir, lui et Lily ainsi que sa mère vont diner dans un restaurant qui n’est autre que celui d’Atlas, un homme qu’elle n’a plus revu depuis des années.

Pendant toute la lecture du livre, l’histoire est ponctuée de lettres que Lily a écrite quand elle avait 15 ans. Elle y raconte sa vie mais également sa rencontre avec Atlas. Lily a eu une enfance difficile. Ses parents formaient aux yeux de tous, le couple parfait. Mais en réalité il n’en était rien … Son père avait beau être perçu comme l’homme le plus vertueux et le plus gentil de la planète, une fois rentré dans le cocon familial, sa vraie nature ressortait, celui de bête féroce. Pour un oui ou pour un non, tout était prétexte à un coup, une gifle ou tout bonnement un passage à tabac en bon et due forme. Heureusement son père ne s’en n’ait jamais pris à Lily. Mais quand elle entendait sa mère hurler, elle ne pouvait s’empêcher de voler à son secours. Parfois, ça fonctionnait et son père arrêtait de battre sa mère mais parfois son stratagème ne fonctionnait pas du tout et Lily se retrouvait à être un dommage collatéral.

Lily n’avait pas vraiment d’amis pour la simple et bonne raison qu’elle ne pouvait jamais inviter qui que ce soit chez elle. Mais un beau jour, quelque chose ou plutôt quelqu’un est venu mettre un terme à sa routine quotidienne. Je vous présente donc Atlas. Atlas est venu s’installer dans la maison abandonnée derrière chez Lily. Après s’être fait jeté dehors par sa mère, Atlas n’avait plus aucun endroit pour vivre, alors il s’est réfugié dans une maison abandonnée en attendant de trouver mieux. Mais en attendant c’était un SDF. Le jour où Lily s’est aperçu de sa présence, elle a tout fait l’aider, au début en lui donnant de la nourriture, puis des couvertures, puis en le laissant prendre une douche chez elle et après ils étaient inséparables. Leur amour était inévitable, ils sont devenu en cachette, la seule et même pièce d’un même puzzle. Mais alors qu’Atlas était toujours SDF, il s’est engagé dans l’armée en promettant à Lily de revenir quand il sera prêt, quand sa situation sera à la hauteur de son amour pour Lily, quand il sera digne d’elle. En attendant il s’envola pour Boston chez son oncle. Boston la ville où tout le monde est heureux.

 

Mon avis très très très personnel à ne pas prendre au pied de la lettre !

Donc on en arrive là dans l’histoire. Lily répète le même schéma que sa mère, elle qui exécrait tant son comportement étant enfant. Atlas fraichement retrouvé, va essayer de lui venir en aide, lui faire entendre raison, faire en sorte qu’elle s’échappe de cette relation toxique et dangereuse mais Lily n’en fait qu’à sa tête et refuse toute aide. Mais vous vous doutez bien qu’à un moment ou à un autre ca allait bien finir par déraper.

J’ai vraiment beaucoup de mal à vous raconter cette histoire (d’ailleurs mon résumé est un peu décousu) mais c’est pour la simple et bonne raison que je n’ai pas réellement pu entrer complétement dans l’histoire. Je suis restée en surface, je n’ai pas pu m’attacher aux personnages et j’ai trouvé que les lettres (écrites dans une police d’écriture presque illisible soit dit en passant) ne faisaient qu’alourdir l’histoire.

Ce livre-ci est différent de tous les CoHo que j’ai pu lire, tellement différent d’ailleurs que je n’ai pas retrouvé à travers ces mots, mon auteur préféré, celle qui m’a fait rêver à tant d’amour autrefois !

Et aujourd’hui, alors que je viens de terminer ce livre, je suis toujours confuse, mitigée. L’histoire est belle, émouvante et vraiment poignante mais le sujet évoqué, totalement tabou, de la violence conjugale m’échappe encore. Mettez ça sur le compte de mon jeune âge, de mon manque d’expérience, de ma philosophie trop romantique de la vie, mais je ne comprends pas qu’une femme qui se fait battre par son mari trouve encore le courage de lui trouver des excuses et de rester auprès de lui. Colleen dit qu’il faut avoir du courage pour pardonner, moi je dis qu’il faut avoir du courage pour partir … Je sais que Lily se pense forte en agissant de la sorte mais moi je mettrais plutôt son comportement dans la case du manque de volonté et d’estime d’estime d’elle même. Je ne veux pas partir dans une discussion polémique, a-t-elle raison, a-t-elle tord, je ne suis pas là pour faire le procès de ce roman, je vous donne juste mon ressenti, à vous de vous faire votre propre avis sur la question. Mon opinion est bien trop subjective.

Colleen Hoover a choisi de traiter un fait de société bien connu de tous, a travers lequel on se sent tous concernés. Mais je suis restée hermétique, campée sur mes positions et pendant tout le livre et je n’ai pas pu m’enlever de la tête les idées que j’ai des violences conjugales. Je changerai peut être d’avis un jour, surement même ou alors pas du tout, mais en attendant Colleen n’a pas réussi à me toucher alors qu’elle l’a tant fait autrefois. Dire que je suis déçue est une pure vérité, j’attendais plus, j’attendais autre chose, j’attendais de retrouver son univers, sa plume que j’aime tant, cet amour qu’elle seule arrive à écrire et à nous communiquer et là rien … pas d’étincelles, pas de battements de cœurs, pas de larmes, pas d’éclats de rire, juste de la confusion à l’état pure …

Attention je ne dis pas que ce livre est mauvais. On parle bien de CoHo là, ses livres ne sont jamais mauvais ! Mais il n’est pas à la hauteur des autres. Elle a peut être justement voulu se démarquer de ses anciens opus pour essayer de changer les esprits, pour entamer un changement de style en douceur, mais avec moi la mayonnaise n’a pas pris … et je le regrette !

Je voulais en savoir plus sur certains personnages et en savoir moins sur d’autres. Le personnage de Ryle était trop présent, comme si elle vouait un culte à son bourreau, alors que le personnage d’Atlas lui est complètement passé au second plan, lui qui était sensé être son sauveur. J’ai trouvé la fin trop rapide, presque bâclée alors que l’auteur a passé plusieurs chapitres sur des petits détails. Il me manquait quelque chose, une contenance peut etre, quelque chose auquel me raccrocher pour que je puisse apprécier l’histoire. Un triangle amoureux peut être ?! Ou un décision intrépide de Lily ?! Quelque chose qui ne me ferait pas la détester pour son manque de courage. Même si l’amour est plus fort que tout, partir est parfois la meilleure solution, avoir mal tout de suite pour moins souffrir après comme un sparadrap qu’on arrache très vite. Mais encore une fois, ce n’est que mon avis, je ne suis pas à la place de Lily et j’espère ne jamais être dans sa position, mais soyez certains que moi je partirai par amour, pour l’amour, parce qu’aimer ce n’est pas ça.

Et pour la petite histoire j’ai été team Atlas depuis le début !

Maintenant j’attends avec impatience « November 9 » et cette fois-ci la barre est placée très haut (pas de pression hein, mais un peu quand même), s’il te plaît Colleen ne me déçois pas mais surtout provoque en moi un coup de coeur, de ceux abyssales que tu sais si bien me provoquer, je compte sur toi !

Un petit mot pour la fin !

Ce livre n’est pas de tout repos. La lecture est difficile et les mots sont durs et agressifs. Mais parfois il nous faut ce genre de lecture choc pour prendre conscience de certaines choses, pour prendre conscience que le malheur arrive aux autres mais que personne n’est à l’abri.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s